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Première ambassadrice de petite taille pour Savage X Fenty

Avec son enseigne de lingerie, Rihanna met en valeur toutes les femmes, peu importe leurs carnations et morphologies. C’est donc tout naturellement qu’elle a sélectionné Tamera McLaughlin, personne de petite taille, comme égérie sur les réseaux sociaux.

Fondée en mai 2018 par la chanteuse Rihanna, Savage X Fenty a bouleversé l’industrie de la dentelle et des Wonder Bras. Avec un panel de taille allant du 80A au 100H pour les soutiens-gorge et du XS au 4XL pour les bas, elle s’est rapidement imposée comme la marque de lingerie body positive aux États-Unis. Véritable raz de marée d’inclusivité, l’effet Rihanna propose un nouveau regard sur la lingerie, tantôt affriolante tantôt confortable, toujours destinée à la confiance en soi et à l’amour propre.

Populaire aux États-Unis pour ses apparitions dans la télé-réalité Little Women: Atlanta, Tamera McLaughlin est la première personne de petite taille à devenir ambassadrice pour Savage X Fenty. Mais ce n’est pas la première fois que l’entreprise s’associe à une personne en situation de handicap. Les mannequins Mama Cax et Lyric Mariah avaient respectivement défilé pour la marque en 2019 et 2020 à l’occasion de présentations d’un nouveau genre. Bien loin des clichés inhérents à l’industrie de la lingerie où seuls des corps sculptés et poitrines pigeonnées sont mis en lumière, les défilés de la marque sont parsemés de corps et personnalités en tous genres. Vous pourrez prochainement retrouver les clichés de Tamera McLaughlin en ensembles griffés Savage sur le compte Instagram de la marque, aux côtés de ceux de Nila Morton, jeune femme en fauteuil roulant. 

Lingerie et inclusivité font bon ménage

Certaines enseignes de sous-vêtements françaises ont elles aussi pris l’initiative d’inclure des femmes en situation de handicap à leurs campagnes publicitaires. C’est notamment le cas de Darjeeling, qui partageait le profil de Laurène, jeune femme en situation de handicap, à l’occasion de sa campagne #CommeJeSuis. La start-up body positive Je ne sais quoi de l’influenceuse @MyBetterSelf a quant à elle fait poser Nelia Keciri à l’occasion du lancement de sa première collection. Une représentation qui va de pair avec les innovations en faveur du confort et de la prise en compte des clientes atteintes de diverse pathologies, des handicaps au cancer du sein.

Si les femmes handicapées et leurs clichés en sous-vêtements gagnent peu à peu en popularité, ces représentations sexualisées divisent. Alors qu’elles revendiquent plus que jamais leur droit à l’amour, à la sexualité et à la maitrise de leur corps – que cela passe par la nudité ou le vêtement – elles restent particulièrement invisibilisées dans l’espace médiatique. L’occasion de rappeler que les questions liées à la sexualité et au consentement ne sont toujours pas acquises pour les femmes, et tout particulièrement pour les femmes handicapées. Des faits dénoncés par les handi-féministes Les Dévalideuses ou par l’activiste Elisa Rojas. En interview pour Marie Claire le mois dernier, elle expliquait que « les femmes handicapées ne sont tout simplement pas supposées être présentes sur le terrain de la séduction ».

Les femmes handicapées qui posent en lingerie repoussent-elles les normes misogynes et validistes toujours en vigueur au printemps 2021 selon vous ?

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