Darjeeling

Interview : Sandrine Bethencourt, directrice Image & Collections chez Darjeeling

Depuis 2 ans, l’enseigne Darjeeling est un partenaire de Bien à Porter particulièrement investi, motivé par sa promesse d’habiller toutes les femmes, quels que soient leur âge, leur morphologie, leur état de santé. Sandrine Bethencourt-Millo, directrice Images et Collections, revient sur notre collaboration, ses enjeux et ses défis, pour envisager une lingerie toujours plus inclusive.

Comment se manifeste le partenariat entre Darjeeling et Bien à Porter ?

Le partenariat entre Darjeeling et Bien à Porter est fait d’échanges formels et informels qui s’enchaînent au gré des thématiques proposées par Muriel Robine et son équipe : partage de comptes-rendus d’études sociétales, restitution d’enseignements majeurs issus d’ateliers animés par le lab de Bien à Porter, suite notamment à la mise à disposition d’articles par Darjeeling ; essayages réguliers de produits par les équipes de Bien à Porter pour exprimer un avis sur les collections Darjeeling et permettre aux équipes créatives d’améliorer leurs créations.

Qu’est-ce qui a motivé l’entreprise à construire ce partenariat ? Qu’est-ce qui vous a vous-même motivée ?

Les motivations de l’entreprise ou les miennes ont très imbriquées… J’ai été impressionnée par l’énergie de Muriel, par la beauté de son action, par l’utilité de son engagement, et la conscience qu’ en tant que marque de lingerie, ayant vocation à habiller toutes les femmes, nous devions soutenir, à notre mesure, Bien à Porter. Difficile d’aller loin seul : si d’autres marques rejoignent son action, nous devrions pouvoir faire bouger les lignes et habiller de mieux en mieux tous les profils.

Quelle plus-value pour l’entreprise Darjeeling ?

Partager avec Bien à Porter, c’est de l’énergie et du sens apportés aux équipes. C’est également une aide précieuse pour faire évoluer nos collections et répondre au mieux à nos clientes. Leurs attentes sont diverses et peut-être ne les captons-nous pas toutes suffisamment. Bien à Porter met l’accent sur des dimensions essentielles de confort, de facilité de porter et d’enfilage… tout en rappelant la nécessaire séduction à proposer.

Selon vous, sur quelles valeurs communes repose cette collaboration ?

La bienveillance, l’altruisme, l’envie de rendre les femmes toujours plus belles.

Quel regard l’entreprise Darjeeling porte-t-elle sur le handicap ?

Darjeeling, et les personnes qui participent chaque jour à l’animation de notre marque, ressentent encore une certaine gêne par rapport au handicap. C’est un sujet délicat, parfois méconnu. Il y a une certaine pudeur encore aujourd’hui à nommer les divers handicaps. La collaboration avec Bien à Porter depuis 2 ans permet de progressivement aborder plus naturellement le handicap, avec moins d’appréhension et de préjugés.

La prise en compte du handicap représente-elle un défi technique particulier dans la conception et la fabrication de produits de lingerie ?

La lingerie est un produit technique, sa confection requiert de la précision et la maîtrise des diverses matières. Il est important que le soutien-gorge, notamment, galbe bien la poitrine, tienne toute la journée, etc… d’où sa conception un peu « figée ». Vouloir répondre à tous les handicaps serait trop ambitieux et présomptueux. Nous essayons de privilégier le confort, au travers de la douceur des matières, de la finesse des finitions pour ne pas irriter la peau et nous étudions des astuces nouvelles d’enfilage.

Comment vos équipes réagissent-elles face à ces défis ?

Je dirai qu’elles sont impatientes, agacées par nos difficultés à répondre bien aux attentes exprimées, partagées entre l’envie de tout faire bouger et la conscience que ce n’est pas si simple… d’autant que nos cycles de développement sont longs. Malgré tout, c’est énergisant !

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2 commentaires

  1. Bravo. Je suis impatiente de porter les résultats.

    Prenez-vous en compte des besoins liés à la sensibilité? Il est quasi impossible de trouver des soutiens-gorges en matériel naturel, qui n’irrite pas, sans armatures, lacés ou coutures qui font mal. Si ça peut être joli en plus ce sera le rêve.

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