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Des chaussures qui s’occupent de vos oignons

Vous connaissez l’hallux valgus ? On l’appelle aussi « oignon ». Il correspond à une déformation de l’avant-pied, quand votre gros orteil dévie vers le deuxième pour former une saillie osseuse très inconfortable, souvent douloureuse. Difficile alors de se chausser élégamment ! A moins de connaître Emilie Mansiaux et son Atelier Valgus.

Ce sont principalement les femmes qui sont atteintes par l’hallux valgus. Favorisée par plusieurs facteurs comme l’hérédité, l’âge ou le port de chaussures à talons hauts et à bouts étroits, cette déformation fréquente de l’avant-pied a un impact sur les autres orteils, qui se recroquevillent. La marche devient alors plus difficile, et il faut privilégier les chaussures larges pour éviter que la zone atteinte ne s’inflamme par frottement et ne créée un cal qui empire la situation.

Emilie Mansiaux a travaillé chez le chausseur Manfield après avoir suivi une classe prépa pour devenir podologue. Elle y a finalisé en alternance une licence de Responsable de Développement Commercial. Bien sûr, ses connaissances en podologie sont un atout pour aider les clients à choisir une chaussure à la fois jolie et confortable. Elle mesure alors que nombre de personnes, âgées ou pas, doivent composer avec un hallux valgus, et que trouver des chaussures élégantes dans ces conditions relève du défi. « J’ai pensé qu’il devait y avoir une alternative à la chaussure orthopédique, de même qu’à la chaussure trop grande en longueur pour que la largeur convienne. Il fallait dépoussiérer la chaussure dite « de confort » pour des modèles qui sachent rester modernes et jolis », nous confie-t-elle.

Passionnée par son métier, Emilie commence alors à dessiner des modèles de chaussures « qui vont bien à tout le monde » : elle choisit des matériaux souples et étirables, applique ses connaissances enrichies de son expérience clientèle quant à la forme de la semelle, de la tige, etc… veillant notamment à l’emplacement des coutures, qui ne doivent pas blesser ! « La chaussure idéale doit être légère et très souple, explique-elle. J’utilise notamment une fibre textile élastique et le néoprène, que l’on retrouve dans la composition des combinaisons de plongée ». Un procédé dont Emilie dépose le brevet… « Ce matériau laisse le pied respirer, et il a l’avantage de se nettoyer très facilement avec un brossage doux », ajoute-t-elle. Une fois dessinés, ses modèles sont réalisés par la plus ancienne entreprise française de fabrication de chaussures, Marco, située en Normandie, à Pont de l’Arche.

En octobre 2015, après avoir créé son entreprise, Emilie s’installe dans une boutique du centre de Rouen : ainsi naît L’Atelier Valgus. Elle vous y propose une gamme de derbys, bottines ou petites chaussures à talons, et de nouveaux prototypes apparaissent très régulièrement. Le prix d’une paire s’étend de 215 à 250 euros pour les femmes, et de 230 à 260 euros pour les hommes. Un investissement, certes, mais n’oubliez pas que chaque modèle est adapté à vos mesures, et pas seulement si vous avez un hallus valgus. « Il m’est arrivé, par exemple, de devoir chausser une personnes qui avait une pointure et demie d’écart entre chaque pied. Ou une personne qui souhaitait que son modèle puisse s’enfiler aussi facilement qu’un chausson », précise Emilie. Accessoirement, elle vous propose aussi des patines, pour personnaliser votre choix de couleur.

L’atelier Valgus : site web et page Facebook.
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